Pour cette deuxième phase du projet « Agir pour la conservation de la nature » mené en partenariat avec la Fondation Audemars-Watkins et Play for Nature, l’ONG IMPACT Madagascar a poursuivi son travail d’éducation environnementale auprès de trois établissements scolaires malgaches. Convaincue que les changements de comportement durables commencent dès le plus jeune âge, l’organisation a consolidé les acquis de la première phase en renforçant particulièrement le rôle des enseignants comme principaux animateurs des activités environnementales, avec l’appui technique d’éducateurs locaux.
Trois écoles, trois approches de l’éducation environnementale
À l’École Primaire Publique de Mahajeby, dans le district de Fenoarivobe, l’accent a été mis sur le changement climatique et le reboisement. À l’École Communautaire d’Anosibe, dans la commune de Madiromirafy, les élèves ont exploré la biodiversité locale à travers des sorties en forêt. À l’École Primaire Publique d’Ankirihitra, un jardin potager scolaire a permis de relier agriculture durable, changement climatique et sécurité alimentaire. Trois thématiques complémentaires, mais une même méthode : alterner séances théoriques en classe et ateliers pratiques sur le terrain.
École de Mahajeby : comprendre le changement climatique en plantant des arbres
Les élèves de Mahajeby se sont concentrés sur trois gestes concrets : le tri des déchets, la fabrication de compost et la plantation d’arbres. Après une formation initiale de leurs quatre enseignants, ils sont passés à l’action sur le terrain de l’école. Le résultat a dépassé toutes les attentes : 442 arbres fruitiers et essences locales plantés, contre 150 initialement prévus, sur 2 ares reboisés en pleine saison des pluies. Les élèves assurent eux-mêmes le suivi des jeunes plants : compost, paillage, arrosage et observation de la croissance.
École de Madiromirafy : à la découverte de la biodiversité locale
À l’École Communautaire d’Anosibe, les deux enseignants formés ont conduit leurs élèves vers les milieux forestiers voisins pour observer, sur le terrain, le rôle de la végétation dans la protection des sols et la régulation du cycle de l’eau, ou encore l’importance des insectes pollinisateurs. Ces sorties éducatives ont donné du sens aux discussions menées en classe sur les menaces qui pèsent sur les écosystèmes forestiers, comme la déforestation.
École d’Ankirihitra : cultiver la terre pour comprendre la sécurité alimentaire
Les quatre enseignants d’Ankirihitra ont accompagné leurs élèves tout au long du cycle de production d’un jardin potager scolaire, du semis à la récolte. Sur 5 ares de parcelles aménagées et diversifiées en cultures à cycle court et long, les enfants ont récolté 116 kg de légumes — brèdes, courgettes et concombres — utilisés pour un repas collectif final. Une manière concrète de relier gestes agricoles, résilience climatique et alimentation.
Des enseignants formés pour transmettre durablement
Dans les trois écoles, la formation des enseignants a précédé toute activité avec les élèves. Ce choix, hérité des enseignements de la première phase, visait à faire des enseignants les véritables relais pédagogiques du projet plutôt que de simples spectateurs. Résultat : les 10 enseignants mobilisés animent désormais les séances de manière largement autonome, avec un accompagnement plus léger des éducateurs locaux qu’en phase 1.
Des résultats qui dépassent les objectifs
Au total, 675 élèves ont participé activement aux activités de sensibilisation, un chiffre supérieur aux prévisions dans plusieurs écoles. Les enseignants rapportent un engagement des enfants allant au-delà de leurs attentes, porté par la diversité des supports pédagogiques utilisés — posters et vidéos traduits en malagasy, jeux éducatifs, sorties de terrain — et par l’intérêt déjà suscité lors de la première phase du projet.
Un rayonnement au-delà de l’école : familles et réseaux sociaux mobilisés
Les élèves ont joué un rôle actif de relais auprès de leurs familles, partageant à la maison ce qu’ils apprenaient en classe et au jardin. En parallèle, IMPACT Madagascar a continué d’animer ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram), qui comptent aujourd’hui environ 6 267 abonnés, avec près de 102 interactions générées par les publications liées à cette deuxième phase.
Des défis surmontés avec résilience
Le projet n’a pas été exempt de difficultés : le cyclone Fytia a endommagé les infrastructures de l’école d’Anosibe, tandis que la hausse des effectifs scolaires a nécessité une réorganisation des horaires dans plusieurs établissements. Dans les deux cas, les équipes ont su s’adapter — espaces alternatifs, supports pédagogiques mobiles, planification en rotation — pour maintenir le déroulement des activités.
Vers une pérennité des actions engagées
L’autonomisation progressive des enseignants, l’ancrage des thématiques environnementales dans le quotidien scolaire et la reproduction des gestes appris au sein des foyers constituent les principaux leviers de pérennité identifiés par IMPACT Madagascar. Les outils développés et testés dans les trois écoles forment désormais une base de capitalisation réutilisable, avec un potentiel de réplication dans d’autres établissements de la région.
Si vous voulez en savoir plus sur l’ONG Impact Mada, vous pouvez les contacter directement via leur page Facebook.


