agir pour la conservation avec l'ING Burkina Djigui au Burkina Faso

Projet « Agir pour la conservation de la nature » : retour sur les activités menées par l’ONG Burkina Djigui (Burkina Faso)

L’initiative “Agir pour la conservation de la nature et former et pousser à l’action les futurs écocitoyens en Afrique », lancée début 2025 en partenariat avec la Fondation Audemars Watkins et Play for Nature, commence à porter ses fruits sur le terrain ! Cette initiative soutient 10 ONGs engagées au Burkina Faso, Bénin, Cameroun, Sénégal et Madagascar, qui œuvrent pour sensibiliser les jeunes à la préservation de l’environnement au travers d’activités éducatives. De nombreuses activités ont déjà été mises en place et malgré les fortes chaleurs et les pluies, les enfants et les jeunes sont ravis, les directions d’établissements et le corps enseignants très mobilisés et les ONGs très motivées !

Aujourd’hui, nous mettons en lumière les nombreuses activités menées par l’ONG Burkina Faso qui oeuvre au Burkina Faso pour éduquer à la préservation de l’environnement de façon innovante.

Une réponse éducative innovante face aux urgences écologiques au Burkina Faso

Face à des défis écologiques majeurs tels que la déforestation, la désertification et la mauvaise gestion des déchets, le Burkina Faso doit impérativement repenser ses stratégies d’éducation environnementale. L’ONG Burkina Djigui, bénéficiaire de la subvention Audemars-Watkins, a lancé un programme ambitieux pour favoriser une transformation durable des comportements, en particulier chez les jeunes de 7 à 17 ans, souvent exclus des formations classiques à l’écocitoyenneté.

Une stratégie pédagogique en cascade pour toucher plus largement

Le projet repose sur une méthode innovante de formation en cascade : un noyau central de volontaires et d’enseignants est formé en profondeur afin de relayer efficacement les savoirs et bonnes pratiques dans plusieurs établissements scolaires partenaires. Cette approche permet une large diffusion des messages de sensibilisation, tout en mobilisant les acteurs locaux autour d’un enjeu commun.

Des actions concrètes au cœur des écoles

Les interventions ont eu lieu dans quatre établissements scolaires du pays : l’école primaire KUA C de Bobo-Dioulasso, l’école Bissighin B de Ouagadougou, l’école Gogaré B de Tenkodogo et le Centre d’Éducation et de Formation Professionnelle (CEFP) de Gampéla à Saaba. Parmi les activités phares :

  • Formation et mobilisation de 50 enseignants à l’éducation environnementale
  • Journées interactives de sensibilisation pour 2 046 élèves
  • Sessions de reboisement participatif avec la plantation de 30 arbres
  • Installation de 20 poubelles dédiées au tri sélectif
  • Organisation d’une journée de salubrité
  • Création d’une pépinière éducative avec plus de 200 pots de moringa et 125 semis directs de manguiers

Ces actions renforcent les compétences techniques des élèves et enseignants tout en ancrant durablement les bonnes pratiques dans le quotidien scolaire.

Un changement visible porté par l’engagement collectif

L’évaluation du projet met en lumière plusieurs succès majeurs. L’approche inclusive a généré une forte synergie locale impliquant enseignants, parents, bénévoles et administrations scolaires. Tous les enseignants formés ont obtenu un taux de réussite de 100 % aux évaluations en ligne sur la plateforme Youth Conservation, attestant de leur engagement à intégrer les contenus écologiques dans leurs enseignements.

La combinaison d’ateliers théoriques et d’actions pratiques a permis un ancrage profond des messages environnementaux, avec des transformations visibles dans les écoles et une prise de conscience collective émergente. Au-delà des murs scolaires, les élèves ont commencé à appliquer ces enseignements à la maison, en triant leurs déchets et en sensibilisant leur entourage, signe d’un changement durable dans les communautés.

Des défis transformés en leviers d’apprentissage

Si les premiers résultats sont prometteurs, le projet a rencontré des contraintes structurelles, notamment le manque de ressources financières limitant la portée des activités, le nombre d’équipements installés, le nombre d’enseignants formés, ainsi que la pérennisation des actions. Ces défis ne sont toutefois pas perçus comme des échecs, mais comme des retours d’expérience précieux pour renforcer la réflexion et l’amélioration continue du programme dans les années à venir.


En conclusion, l’initiative de Burkina Djigui illustre parfaitement comment une éducation environnementale innovante et participative peut devenir un levier puissant pour sensibiliser et mobiliser durablement les jeunes face aux urgences écologiques du Burkina Faso.


Si vous souhaitez en savoir plus sur cette ONG et ses réalisations, vous pouvez les contacter via email djiguiburkina@gmail.com et/ou en vous abonnant à leur page Facebook.

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